« Le thème de la “fatigue démocratique” fait porter aux citoyens la responsabilité d’un malaise dont les causes sont largement institutionnelles ». Loin de traduire un rejet de la démocratie, la défiance politique actuelle révèle un décalage entre des attentes citoyennes élevées et des institutions peu réactives, analysent, dans une tribune au « Monde », les politistes Frédéric Gonthier et Nonna Mayer.